Amine Laqsiouar, ce Rbati qui voulait découvrir les Amériques

Ushuaia-Montreal : Top Départ

Amine Laqsiouar, alias LAX, ce Rbati qui dit adorer sa ville natale et qui a pourtant toujours cherché à la quitter pour découvrir de nouvelles villes à travers le monde se livre dans une interview au sujet du tour du monde qu’il projette d’effectuer.

 

Ce que tu fais demande beaucoup de courage. Comment en arrive-t-on à décider de plaquer la vie rassurante de salarié pour une vie de voyages ?

Pour le moment, je suis encore dans un état d’esprit de considérer ce voyage comme une parenthèse, et non une totale reconversion. Il est possible qu’en voyageant cette idée change, mais pour le moment, il s’agit d’un nouveau challenge qui durera quelques mois, voire quelques années, mais pour savourer cette expérience, je ne me pose pas trop de questions sur la suite. Il y a des voyageurs avec qui j’ai eu l’occasion de discuter pour qui tout allait bien et qui ont décidé de vraiment tout plaquer avec courage. Pour ma part, je vivais une période de ma vie où tout ne se passait pas comme j’aurais voulu, et je pense qu’il m’aurait fallu plus de courage de continuer sur ce rythme que je ne supportais plus. Après, il est vrai que ce n’est pas l’option la plus facile mais j’en rêvais depuis un moment et la motivation d’un rêve qu’on nourrit depuis un moment booste le courage…

 

Est-ce que tu as déjà vécu seul, voyagé seul ?

Franchement, le plus grand challenge de cette aventure sera le fait de la vivre seul. Il m’est déjà arrivé de faire des trajets seul quand je voyageais en backpack autour de l’Europe de l’Est pendant mon Erasmus en Slovaquie. Mais là, pour le coup ce sera la première fois que j’entame un voyage dans une région où je ne serais pas toujours accompagné de gens que je connais. Il est vrai que notamment grâce à mon expérience précédente au sein de l’AIESEC (organisation estudiantine) j’ai gardé des contacts dans la région, mais ce sera tout de même un réel défi de n’avoir pas de compagnon « permanent ».

J’ai l’habitude de voyager sur de courtes durées (2 mois maximum) et généralement en tant que touriste, avec des gens que je connaissais. Ce voyage sera axé sur la découverte de nouvelles cultures et populations, ce qui me poussera à aller à la rencontre des gens avec une philosophie, que “même l’évidence est une question de perception”. J’oublierai ce que m’ont appris les sociétés où j’ai vécu (Marocaine et Française en l’occurence) et mettrai de côté mes préjugés pour vivre une expérience exhaustive. Je serai certes légèrement pressé par le temps pour pouvoir faire tout ce que j’ambitionne, mais je n’hésiterai pas à prolonger mon séjour à certains endroits si jamais j’ai un coup de cœur, mais de toutes manières je sais que ce ne sera pas possible de tout visiter, disons que ce sera un premier voyage de repérage.

 

Quelle a été la partie la plus passionnante de la préparation ?

Vu que j’ai décidé de raconter ce voyage via un blog (www.globatlax.com) accompagné d’une présence sur les réseaux sociaux (Facebook, twitter, instagram, YouTube etc.), ma préparation a principalement été axée sur une montée en compétences sur les logiciels de montage vidéo et retouche photos, et une maitrise de tous ces éléments de communication.

Cela dit, la partie la plus passionnante reste la rencontre et les échanges avec les différents voyageurs/blogueurs Marocains : je pense notamment à Houda Chaloun (Moroccan Nomad), Anass Yakine et Amal Choulli (Yakines around Africa), Mouna Belkhayat (C’rock la vie), Afaf Majzoub (Moroccan Gringos), Amine Fassi Fihri (AGBackpackers) et bien d’autres… Il était essentiel pour moi de les écouter raconter leurs expériences et leur demander des conseils que j’adapterais par la suite à ce que j’ai envie de faire.

 

Pourquoi avoir nommé ton aventure GlobAtlax ?

J’avoue que ce n’est pas le plus simple à retenir et je n’ai pas cherché une astuce mnémotechnique. J’ai juste voulu résumer ce que représentait le voyage : Globe (peut rappeler Blog), Atlas, Lax (mon surnom). J’ai tenu à avoir le même surnom sur tous les réseaux sociaux pour faciliter les recherches et garder une cohérence entre les différentes plateformes.

 

Peux-tu nous en dire plus sur le thème de ton voyage, l’éducation ?

Il y a les Social entrepreneurs, et les Social WANTrepreneurs. Depuis que j’ai été diplômé, je suis plutôt de la deuxième catégorie : je veux faire du bien, faire clown dans les hôpitaux pour enfants, distribuer de la nourriture avec les restos du Coeur, m’occuper des SDF avec la Croix Rouge etc. mais je ne trouve jamais le temps ou ce dernier petit coup de motivation pour le faire. J’en connais plusieurs pour qui, comme moi, il a manqué ce dernier maillon entre le social WANTrepreneur et l’entrepreneur : l’inspiration, et c’est précisément ce que je veux donner aux gens que le sujet intéressent : l’inspiration de voir que d’autres personnes comme eux avaient une idée pour ‘faire du bien’ et ont réussi à la transformer en une initiative concrète. Durant mon voyage, j’irai donc à la rencontre d’acteurs de la société civile dans le domaine de l’éducation dans les régions reculées pour partager ce qui fait leur succès ou leurs difficultés afin d’en inspirer d’autres.

Qu’est-ce que tu promets à tous ces gens qui ne te connaissent pas et qui s’apprêtent à suivre votre aventure sur les réseaux sociaux ?

2900 personnes suivent déjà ma page sur une promesse de voyage… Je veux dire que je n’ai encore aucune photo au Chili ni aucune vidéo en Colombie, j’ai promu cette promesse de Paris, et c’est motivant de voir qu’autant de personnes me « font confiance ». Du coup, ça me pose la contrainte d’alimenter régulièrement mon blog en interrompant la spontanéité du voyage peut-être, mais je sais déjà que je trouverai du plaisir à écrire mes articles thématiques (Education, Cuisine, Artisanat etc.) et réaliser mes petites vidéos d’amateur autodidacte.

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